Avant d’être l’auteure du best seller: Les 7 clés du leadership féminin, diriger avec la tête, et le cœur, la femme d’affaires Janie Duquette était avocate de formation et productrice de métier, Janie est tombée dans la marmite des affaires à 28 ans, alors qu’elle devient PDG d’une entreprise appartenant à Donald K Donald. Elle participe ensuite à la conquête des palmarès de La Chicane, Corneille, Dany Bédar et Jonas, dont elle gère aussi la carrière.  Après 15 ans de métier, un éditeur suggère à Janie d’écrire sur son parcours ce qui donne naissance aux 7 clés du leadership féminin.  Janie œuvre depuis dans le domaine de la création de contenu et des communications et via sa nouvelle entreprise, Groupe Alma ma terre, elle propose diverses initiatives qui propulsent le leadership au féminin (conférences, services conseils, mentorat, programmes de formations en ligne).  Son deuxième ouvrage, Faire une femme de soi, a été publié récemment et Janie anime désormais une émission de radio (et un podcast) du même nom où elle reçoit des femmes leaders du domaine artistique, des affaires et du monde politique.

Quel a été l’élément déclencheur de votre carrière d’entrepreneure? Était-ce un rêve d’enfance, un projet inspiré d’un voyage, d’une lecture, la poursuite de l’entreprise familiale ou autre chose.

Je suis avocate de formation, mais mon rêve était de faire du showbiz. En fait, mon rêve était d’être productrice, mais je ne connaissais pas ce métier-là. Je ne savais pas que j’étais entrepreneure. C’est pour ça que c’est important de donner des modèles aux jeunes filles, parce que tu ne peux pas devenir ce que tu ne connais pas.

J’ai développé mon côté entrepreneurial à force de côtoyer un entrepreneur en série, Donald K Donald, que je considère comme mon père professionnel. L’entrepreneuriat, c’est un virus. J’ai attrapé le virus de Donald. Dans ce domaine, c’est un cadeau d’avoir un mentor qui te montre comment faire les choses, et Donald était très généreux de ses savoirs et de ses contacts.

Lors du démarrage de votre entreprise, avez-vous pu bénéficier du support de votre famille, de vos amis ou d’un mentor?

Alors bien sûr il y a eu Donald, mais je me suis aussi vite fait des alliés dans l’industrie, des hommes et des femmes, des patronnes d’entreprise qui m’ont aidée dans mon parcours. Il faut savoir qu’une fois sur le terrain, tu ne peux pas faire comme les hommes. Les doubles standards, c’est une réalité encore aujourd’hui ; ça m’a beaucoup aidée que des femmes me guident, qu’elles échangent de l’information avec moi, et c’est un peu pour ça que j’aime redonner aux femmes maintenant.

Comment surmontez-vous l’adversité au quotidien?

J’avais développé, à cause de circonstances de la vie, quelque chose qui s’appelle la dissociation des émotions. Je peux me couper de ce que je ressens. Normalement, ce n’est pas quelque chose qu’on développe dans de bonnes conditions, mais ça m’a beaucoup servi. J’étais capable d’être de glace même dans des situations difficiles, ce qui me rendait redoutable.

Le problème avec ça, c’est que les émotions, ce sont comme des boussoles : ça t’aide à aller dans la bonne direction. À un moment donné, je me suis tellement dissociée de ce que je ressentais que j’ai perdu tous mes repères.

Aujourd’hui, je ne m’enfuis plus des émotions ; même si j’en suis capable, je ne dissocie plus.

C’est important de ne pas perdre de vue ce que les émotions te disent, te font vivre, car elles sont précieuses même si elles sont négatives.

Quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner aux femmes qui ont besoin d’une petite dose d’inspiration et de motivation pour poursuivre leurs rêves (personnels et professionnels).

Mon conseil serait de voir la vie dans son ensemble. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, on ne parlait que de comment accéder au pouvoir ; mais le véritable enjeu, c’est quoi faire avec le pouvoir une fois que tu l’as entre les mains, comment le garder sur une longue période. C’est tout aussi important de savoir gérer le succès que de savoir prévenir l’échec.

Malheureusement, on le voit, les filles tombent vite, entre autres parce qu’elles veulent tout réussir en même temps et qu’elles vont à 300 à l’heure. Un moment donné, elles s’écrasent. Pour prévenir ça, pour que le succès dure, il faut s’équiper, penser à long terme et bien s’entourer. Il y a plusieurs stratégies qu’il faut mettre en place assez rapidement, surtout dans un monde pensé et conçu par et pour les hommes. La vie, c’est long, donc il faut y penser tôt. C’est ça ma mission, d’ailleurs : aider les femmes à réussir sur le long terme, et ce, dans toutes les sphères de leur vie.

En terminant, indiquez les noms de femmes exceptionnelles qui méritent de figurer à vos côtés dans les Portraits de Femmes Riches.

  • Nathalie Lehoux, la présidente de Pacini. C’est une intrapreneure, son poste officiel est « happy president ».
  • Sandra Perron, la première femme officière de l’infanterie de l’armée canadienne.
  • Maria Mériano, Madame Tupperware. Une vendeuse incroyable qui a un chiffre d’affaires de 20 millions par année.
  • Marie-Ève Lejour, une entrepreneure, propriétaire de la Savonnerie des Diligences.
  • Annie Létourneau, de la Communauté Femmes, Succès & Argent. Elle fait de l’accompagnement en ligne et elle est vraiment dans le partage.

Toutes ces femmes, ce sont des femmes que j’ai côtoyées, que ce soit en entrevue ou dans des panels, et que j’ai trouvées extraordinaires. Elles ont comme point commun d’être très généreuses de leur temps et de leur savoir, et d’aider les femmes dans la poursuite de leurs objectifs de vie.

Description du portrait
Nous publions régulièrement les portraits de femmes ayant réussi dans leur vie personnelle et professionnelle. Ces femmes accomplies nous inspirent au quotidien et nous motivent à dépasser nos limites. Dans ces brèves entrevues, elles ont gracieusement accepté de nous partager des conseils à la valeur inestimable.
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